Ptosis Congénital de la paupière supérieure de l’enfant


Le ptosis se manifeste par l’abaissement exagéré de la paupière supérieure : On dit que la paupière est ptosée.

Quelle est la particularité du ptosis congénital ?


Le développement anormal des fibres musculaires du muscle releveur de la paupière supérieure peut affecter les mouvements de la paupière et son niveau. Plus le muscle est atteint plus la ptose est importante et les mouvements réduits.

Quelle attitude adopter chez l’enfant ?


L ‘atteinte congénitale du muscle releveur de la paupière supérieure peut devenir gênante pour la vision de loin et/ou de près en recouvrant partiellement ou totalement la pupille. Pourtant cette pathologie de la paupière est le plus souvent bénigne, n’occasionnant qu’un problème esthétique sans atteinte visuelle. Le traitement chirurgical est bien codifié.

La situation la plus urgente concerne le nouveau-né et le nourrisson à cause du risque d’atteinte de la fonction visuelle quand l’axe visuel est recouvert par la paupière. Il faut agir vite.

Parfois l’occlusion de la pupille est partielle et on met en place un traitement ophtalmologique pour faire travailler l’œil du côté du ptosis.

Chez la majorité des enfants la paupière reste à distance de la pupille et ce ptosis ne pose qu’un problème esthétique qui sera opéré au moment opportun.


EN SAVOIR +

Comment traiter le ptosis congénital ? Le traitement est chirurgical :



Pour des raisons de discrétion, la photo est volontairement masquée.
Pour accéder aux images cliquez ici.

Chez cet enfant de 18 mois la pupille est partiellement recouverte ; le traitement par occlusion s’est avéré inefficace. Pour éviter de laisser se développer une amblyopie il a été opéré précocement.

L’âge le plus fréquent est entre 5 et 10 ans avant l’entrée au CP ou l’entrée au collège

  • Soit par raccourcissement du muscle si celui-ci est est assez « tonique »




Pour des raisons de discrétion, la photo est volontairement masquée.
Pour accéder aux images cliquez ici.


Ptosis unilatéral gauche opéré en pré et post opératoire.




Pour des raisons de discrétion, la photo est volontairement masquée. Pour accéder aux images cliquez ici.


Ce garçon a été opéré sous anesthésie locale avec sédation , ce qui a permis un excellent réglage. Ce type d’anesthésie est possible dès l’âge de 7 ans si l’enfant a la maturité pour coopérer

  • Soit par suspension au muscle frontal


La technique de choix est la mise en place d’une bandelette de tendon prélevée sur la cuisse ou la tempe reliant ainsi la paupière au muscle du front

Forme bilatérale symétrique traitée par suspension. Une fine bandelette de tendon « suspend » la paupière au muscle du front.



Pour des raisons de discrétion, la photo est volontairement masquée.
Pour accéder aux images cliquez ici.

Suites post-opératoires et complications

Le pansement est retiré le jour même ou le lendemain matin au plus tard.
Dans les suites on note une ecchymose , un œdème mais pas de douleur. Les points de suture sont résorbables chez l’enfant. La vision est un troublée transitoirement par les collyres et la pommade. Si les risques de complications sont très rares certains inconvénients peuvent se rencontrer notamment la fermeture incomplète de la paupière la nuit.

EN CONCLUSION


Le plus important à savoir est que malgré une chirurgie bien conduite une symétrie parfaite ne peut être garantie en une seule opération. C’est pourquoi un ou plusieurs retouches sont possibles pour améliorer la qualité du résultat.

Au total il s’agit d’une malformation bénigne le plus souvent isolée, assez rarement familiale, survenant chez des enfants ayant un développement visuel normal et exceptionnellement d’autres malformations associées. La chirurgie réparatrice donne d’excellents résultats.

EN SAVOIR +.